En France, on parle beaucoup de massage sportif mais peu de massage suédois. Le terme « massage sportif » est vendeur alors que le massage suédois est passé aux oubliettes. Pourtant, l’accompagnement des sportifs grâce aux massage découle directement des techniques du massage suédois.
Le massage suédois
Les techniques de massage suédois, sont basées sur des principes biomécaniques agissants sur les systèmes nerveux, cardiovasculaire, fascial, musculaire, articulaire… Les techniques et outils de ce massage sont extrêmement précis et basés sur des connaissances anatomiques non négligeables :
Les différentes manoeuvres du massage suédois ont pour but de drainer, d’assouplir les fibres musculaires, favoriser l’oxygénation et l’apport en nutriment des muscles, désensibiliser les zones douloureuses, améliorer la proprioception et l’intéroception…
Un masseur pratiquant rigoureusement le massage suédois connaît la nature des tissus qu’il masse, leurs innervations, leurs vascularisations, leurs fonctions, et aussi les différents dysfonctionnements qui sont liés à ces tissus.
Il a également une compréhension des réactions nerveuses des muscles, leurs mouvements ainsi que des limitations articulaires, il sait reconnaître la nature d’une « tension »* (fibre musculaire, inflammation chronique, adhérence,…)
L’accompagnement du massage sportif
Un masseur sportif, lui s’intéresse également aux muscles sollicités selon les sports pratiqués, et sait adapter l’intensité de pression et des manoeuvres selon les périodes d’entrainement, de compétition…
Comme le masseur suédois, il est capable de reconnaître la nature d’une tension*, il s’intéresse aux blessures liées à la pratique sportives, aux gestes répétitifs, aux mécanismes de compensation liés à une blessure…
Ces deux pratiques sont donc riches et complémentaires, le massage suédois est la base du massage sportif, et la pratique du massage sportif améliore la compréhension du corps en mouvement, de l’impact de la (sur)sollicitation du corps, des blessures sur les tissus…
*Il est toujours conseillé d’avoir l’avis d’un médecin, (ou médecin du sport), d’un kinésithérapeute ou de faire une analyse/ une imagerie médical en cas de doute et de besoin.
