Je vous parle souvent de massage suédois (musculaire) spécifique, car un travail profond sur un groupe de muscles nécessite un enchainement de manoeuvres pour désensibiliser, assouplir, désengager les contractions des fibres musculaires (actines/myosines)…
Mais malgré les résultats bénéfiques de ce travail spécifique, il ne faut jamais oublier de voir le corps comme une unité fonctionnelle. Un ensemble de tissus conjonctifs (fascias) qui travaille pour ajuster notre posture, permettre un mouvement global qui engage tout le corps.
C’est ce dont parle « Anatomy Trains » de Thomas W. Myers, un massothérapeute et fasciathérapeute connu pour ses recherches sur les chaines myofasciales.
Ainsi, un client avec des muscles paravertébraux tendus va parfois nous demander de se focaliser uniquement sur ces muscles et cette sensation de douleur.
Dans la logique du massage suedois, on massera les muscles agonistes et antagonistes. Dans le cas des paravertebraux qui permettent l’extension de la colonne vertebrale, on ira donc s’intéresser aux groupes de muscles qui travaillent en synergie (qui ont la même action) et les muscles qui permette de faire l’action opposée : flexion de la colonne.
Dans la logique des Anatomy trains, on s’interessera à la chaine tissulaire dont font partie les paravertebraux, et qui permettent non pas seulement l’extension de la colonne mais l’extension de tout le corps.
Une problématique sur un muscle précis peut donc se transformer en massage global pour permettre un travail sur les muscles qui font partis de la même chaine tissulaire ainsi que les groupes de muscles antagonistes et synergistes.
Un double travail pour comprendre la logique du corps de la personne massée.
